Inter Recycle

Presse à Balles vs Compacteur : Quelle Différence et Comment Choisir ?

Vous noyez sous les cartons ? Vos bennes débordent ? Vos coûts d’enlèvement explosent ? Il est temps de passer à l’action avec du matériel de compactage professionnel. Mais voilà : presse à balles ou compacteur ? Ces deux machines compressent les déchets, mais elles ne font pas du tout le même job. Décryptage complet pour faire le bon choix.

La grande différence : recyclage vs élimination

C’est LA distinction fondamentale à comprendre :

Une presse à balles = machine pour créer des balles de matériaux recyclables destinées à être revendues ou valorisées. Vous compactez du carton, du plastique, du papier, du métal propre pour en faire des cubes bien nets qui partent chez un recycleur.

Un compacteur = machine pour tasser des déchets non recyclables (ou en mélange) destinés à être éliminés. Vous compactez tout ce qui part à la décharge ou à l’incinération pour réduire le volume et limiter les rotations de bennes.

En résumé : la presse à balles transforme vos déchets en revenus (ou au minimum réduit vos coûts), le compacteur réduit vos coûts d’élimination. Ce ne sont pas du tout les mêmes objectifs !

La presse à balles : l’or recyclable

Comment ça marche ?

La presse à balles comprime des matériaux triés et propres (carton, papier, plastique, aluminium, textiles) en cubes compacts appelés « balles ». Ces balles sont ensuite cerclées avec du feuillard plastique ou métallique pour maintenir la compression.

Le processus :

  1. Vous jetez vos cartons/plastiques dans la trémie
  2. Vous actionnez la compression (bouton poussoir)
  3. La plaque hydraulique écrase la matière couche par couche
  4. Une fois la balle pleine, vous la cerclez
  5. Vous éjectez la balle et elle est prête pour la revente

Résultat : une belle balle parallélépipédique de 20 à 650 kg (voire plus de 1 tonne pour les presses horizontales) facile à stocker, manipuler et transporter.

Les deux familles : verticales vs horizontales

Presses à balles verticales :

  • Format : ressemble à une armoire de 1,5 à 2,5m de haut
  • Chargement : par le haut ou par une porte frontale
  • Capacité : balles de 30 à 500 kg environ
  • Fonctionnement : manuel ou semi-automatique
  • Public : PME, commerces, ateliers, petites industries
  • Prix : 3 500€ à 18 000€ selon la taille et la force
  • Avantage : compacte, économique, peu d’entretien

Presses à balles horizontales :

  • Format : deux grands conteneurs accolés (zone de chargement + zone de stockage)
  • Chargement : par le dessus, souvent avec convoyeur automatique
  • Capacité : balles de 300 kg à plus de 2 tonnes
  • Fonctionnement : automatique ou semi-automatique
  • Public : grandes industries, centres de tri, gros volumes
  • Prix : 50 000€ à 150 000€+ selon la configuration
  • Avantage : production en continu, très haute densité (50 à 200 tonnes de force)

Les matériaux qu’on peut presser

  • Carton : le classique, celui qu’on voit partout (magasins, e-commerce, industrie)
  • Papier : journaux, magazines, documents, archives
  • Plastique : films étirables, bouteilles PET, emballages plastiques
  • Aluminium : canettes, barquettes, emballages alu
  • Textiles : vêtements, chiffons, tissus industriels
  • Fûts métalliques : avec des presses spécifiques qui écrasent les fûts vides
  • Cagettes bois : pour les maraîchers et distributeurs de fruits/légumes

Important : ne JAMAIS mélanger les matières dans une même balle. Un recycleur refuse une balle de carton contaminée par du plastique. Tri strict obligatoire !

Les avantages concrets

Réduction de volume spectaculaire :

  • Carton : division par 10 à 15
  • Plastique : division par 15 à 20
  • Papier : division par 8 à 12

Gain financier : c’est là que ça devient intéressant !

  • Vous ne payez plus l’enlèvement (ou beaucoup moins)
  • Vous revendez vos balles aux recycleurs (prix selon cours mondiaux)
  • Carton : 50 à 150€/tonne selon qualité et marché
  • Plastique PET : 200 à 400€/tonne
  • Aluminium : 500 à 1200€/tonne

Pour un supermarché qui génère 50 tonnes de carton/an : ça représente 2 500€ à 7 500€ de revenus annuels, contre des frais d’enlèvement auparavant. Le retour sur investissement d’une presse verticale à 8 000€ se fait en 1 à 3 ans.

Gain de place : au lieu d’avoir 3 bennes ouvertes qui débordent, vous avez des palettes de balles bien rangées qui attendent la collecte.

Image de marque : montrer que vous recyclez sérieusement, c’est bon pour votre RSE et votre communication.

Propreté et sécurité : fini les cartons qui s’envolent, les bennes qui débordent, les nuisibles attirés par le désordre.

Le compacteur : le broyeur de volume

Voir notre gamme de compacteur : CompactBox

Comment ça marche ?

Le compacteur pousse et tasse les déchets dans un caisson grâce à un vérin hydraulique puissant. Contrairement à la presse à balles, il ne crée pas de « produit fini » vendable, il réduit juste drastiquement le volume pour optimiser le transport.

Le processus :

  1. Vous jetez vos déchets (en vrac, mélangés) dans la trémie
  2. Le vérin pousse automatiquement la matière dans le caisson
  3. La compression se répète à chaque chargement
  4. Quand le caisson est plein, le prestataire l’enlève entièrement
  5. Un caisson vide le remplace

Résultat : un caisson ultra-dense de déchets compactés qui part pour l’élimination (décharge, incinérateur).

Les deux grandes familles de compacteurs

Compacteur poste fixe :

  • Le vérin est fixé au sol, ancré dans une dalle béton
  • Le caisson est amovible (type benne de 20 à 30m³)
  • Le vérin est externe et long = meilleure compression
  • Le prestataire enlève juste le caisson plein et remet un vide
  • Usage : déchets secs (DIB, emballages non recyclables, tout-venant)
  • Prix : 20 000€ à 45 000€ selon options
  • Installation : nécessite travaux de génie civil

Compacteur monobloc :

  • Le vérin est intégré à la machine (tout-en-un)
  • L’ensemble complet est enlevé par le prestataire
  • Le vérin est plus court = compression légèrement moindre
  • Version étanche disponible pour déchets humides/organiques
  • Usage : déchets secs ou humides, grande flexibilité
  • Prix : 15 000€ à 35 000€
  • Installation : aucune, on le pose et c’est bon (mobile)

Les matériaux qu’on peut compacter

Tout ce qui n’est PAS destiné au recyclage :

  • DIB (Déchets Industriels Banals) : mélange de tout
  • Emballages souillés : cartons gras, films sales
  • Déchets de production : chutes, rebuts, défauts
  • Déchets organiques : restes alimentaires (avec monobloc étanche)
  • Encombrants : meubles cassés, palettes, débris

Attention : pour les déchets dangereux, les DEEE (équipements électriques), les déchets chimiques, il faut des filières spécialisées.

Les avantages

Réduction de volume : division par 3 à 5 selon les matières

Gain financier : pas de revente, mais économie sur les coûts de collecte

  • Moins de rotations de bennes = moins de factures d’enlèvement
  • Un caisson compacté = 3 à 5 bennes normales

Exemple : une entreprise qui paye 150€/enlèvement avec 3 enlèvements/semaine (18 000€/an) peut passer à 1 enlèvement/semaine avec un compacteur (6 000€/an). Économie : 12 000€/an. Le compacteur est amorti en 2-3 ans.

Propreté : plus de bennes qui débordent, d’odeurs, de nuisibles

Sécurité : moins de manutention manuelle des déchets

Organisation : gestion des déchets centralisée et optimisée

Tableau comparatif : presse vs compacteur

Critère Presse à Balles Compacteur
Objectif Valoriser = recycler + revendre Éliminer = réduire coûts d’enlèvement
Matières Matériaux triés et propres Déchets mélangés ou souillés
Produit final Balles vendables/recyclables Déchets compactés pour élimination
Revenu Oui (revente matières) Non (que des économies)
Réduction volume x10 à x20 x3 à x5
Tri nécessaire OUI (strict) NON (tout ensemble)
Impact environnemental Très positif (économie circulaire) Neutre (juste optimisation)
Prix vertical/petit 3 500€ – 18 000€ 15 000€ – 25 000€
Prix horizontal/gros 50 000€ – 150 000€ 20 000€ – 45 000€
Installation Simple (brancher et c’est bon) Variable (fixe = travaux)
Maintenance Faible Moyenne

Comment choisir ? Le guide en 5 questions

1. Qu’est-ce que vous produisez comme déchets ?

Beaucoup de cartons propres, plastiques, papiers ? → Presse à balles sans hésiter. Vous avez une mine d’or qui dort, valorisez-la !

Tout en mélange, emballages souillés, DIB ? → Compacteur. Impossible de trier tout ça, autant optimiser l’élimination.

Les deux ? → Investissez dans une presse pour les recyclables + gardez une benne normale (ou un petit compacteur) pour le reste.

2. Quel volume produisez-vous ?

Moins de 500 kg/jour de recyclables → Presse verticale suffit amplement

500 kg à 2 tonnes/jour de recyclables → Presse verticale grande capacité ou petite horizontale

Plus de 2 tonnes/jour de recyclables → Presse horizontale automatique

Plusieurs tonnes/jour de DIB → Compacteur poste fixe

Volumes moyens de DIB → Compacteur monobloc

3. Avez-vous la place et les ressources ?

Petit local, pas de budget travaux → Presse verticale (2m² au sol) ou compacteur monobloc

Grande zone déchets, possibilité de travaux → Presse horizontale ou compacteur poste fixe

Espace extérieur → Tous les modèles fonctionnent

4. Vous voulez gagner de l’argent ou en économiser ?

Gagner de l’argent → Presse à balles. Vous créez un produit vendable.

Économiser → Compacteur. Vous réduisez les coûts d’élimination.

Les deux → Presse pour les recyclables (gain) + compacteur pour le reste (économie).

5. Quelle est votre ambition environnementale ?

Très engagé dans le recyclage, démarche RSE forte → Presse à balles obligatoire. C’est LA machine de l’économie circulaire.

Juste optimiser la gestion sans démarche écolo particulière → Compacteur fait l’affaire.

Engagement maximal → Presse + tri ultra-poussé + partenariats recycleurs.

Les erreurs à éviter

Erreur n°1 : Acheter une presse et mélanger les matières dans les balles. Résultat : balles refusées par les recycleurs, vous perdez de l’argent au lieu d’en gagner.

Erreur n°2 : Sous-dimensionner. Une presse trop petite pour votre volume = corvée quotidienne, balles toutes les 2 heures, démotivation des équipes.

Erreur n°3 : Sur-dimensionner. Une presse horizontale à 100 000€ pour faire 2 balles/semaine = gâchis financier.

Erreur n°4 : Négliger la formation. Une presse mal utilisée = pannes, balles mal ficellées, accident potentiel.

Erreur n°5 : Oublier les consommables. Feuillards, agrafes, fils de fer : ça coûte et ça s’use vite.

Erreur n°6 : Compacter des recyclables dans un compacteur. Vous jetez de l’argent à la poubelle, littéralement.

Et les aides ? Ça existe !

Oui ! Plusieurs dispositifs peuvent financer partiellement votre équipement :

  • ADEME : aides à la réduction des déchets, subventions jusqu’à 40% selon projets
  • Régions : fonds pour l’économie circulaire et le développement durable
  • Crédits d’impôt : équipements favorisant le recyclage
  • Éco-organismes : certains financent l’achat de presses pour leurs filières

Renseignez-vous auprès de votre CCI, votre région, ou l’ADEME. Des milliers d’euros d’aides peuvent être disponibles sans que vous le sachiez !


En conclusion : deux machines, deux philosophies

La presse à balles, c’est l’outil de l’économie circulaire. Vous transformez un déchet en ressource, vous créez de la valeur, vous participez activement au recyclage. C’est un investissement qui rapporte de l’argent et qui a du sens.

Le compacteur, c’est l’outil de l’optimisation. Vous ne changez pas la nature de vos déchets, mais vous gérez leur élimination de manière intelligente et économique. C’est un investissement qui réduit vos coûts.

Les deux ont leur place dans une stratégie de gestion des déchets moderne. L’idéal ? Combiner les deux : presse pour tout ce qui est recyclable, compacteur pour le reste.

Inter Recycle vous accompagne dans le choix de votre solution de compactage. Audit gratuit de vos flux de déchets, recommandation sur mesure, installation, formation, maintenance. Parce que vos déchets méritent mieux qu’une benne qui déborde.


Inter Recycle : transformez vos déchets en opportunités.